Pages Facebook : la fête est finie ?

par | 24 octobre 2017 | Immédiat

Votre grand-mère vous le disait, il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Pour les éditeurs de presse ou les professionnels du marketing digital, l’adage pourrait prendre tout son sens au vu de la campagne de tests à laquelle se livre Facebook ces dernières semaines.

Portée divisée par quatre

En effet, les professionnels des réseaux sociaux de plusieurs pays (la Slovaquie, la Serbie, le Sri Lanka, la Bolivie, le Guatemala et le Cambodge), font état depuis plusieurs jours d’une baisse spectaculaire de la portée des Pages.  En cause, la volonté de Facebook d’apporter des changements au fil d’actualité en privilégiant les contenus des utilisateurs au détriment des publications des pages.

En Slovaquie, la portée des 60 premières pages du pays a été divisée par quatre.

Ces dernières disparaîtraient de ce fameux fil pour être relégué dans l’onglet “explore”, que la plupart des utilisateurs n’ont pas encore identifié. Seule solution pour les entreprises et leurs Pages pour rester dans le fil d’actualité : payer des contenus sponsorisés.

Un test… pour l’instant

Ce scénario catastrophe pour de nombreuses marques et particulièrement les médias, a été largement commenté depuis le lancement de la campagne de test menée par la firme de Palo Alto. A tel point que le responsable du fil d’actualité chez Facebook, Adam Mosseri a été dans l’obligation de réagir via un communiqué :

 

S’il confirme ce qu’avaient constaté les community managers des pays concernés, Adam Mosseri n’indique pas pour le moment si ce choix sera déployé à l’ensemble de la plateforme. Il ne dit pas non plus quand prendront fin ces tests…

Facebook dépendance

Pour bien comprendre ce que représenterait un fil d’actualité vidé des publications des Pages likées, il suffit de jeter un œil au statistiques d’acquisition de quelques médias.

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Pour certains d’entre eux comme Le Monde (1er graphique), la perte sèche de trafic se chiffrerait en millions même si l’impact sera mesuré grâce à une position dominante dans le Search de Google et à une forte part d’accès direct. Pour les médias comme Konbini (2nd graphique), qui privilégie actuellement les réseaux au détriment de leur site, la baisse d’audience pourrait dépasser les 50%. Quant aux médias qui ont fait le choix de se passer de site web et de tout miser sur la plateforme de Zuckerberg comme Brut, c’est leur existence même qui pourrait être en péril.

Sevrage salvateur ?

Cependant, ces nouvelles règles peuvent constituer l’électrochoc dont certains médias trop largement dépendant de Facebook auraient bien besoin. En effet, contraint de diversifier leurs canaux d’acquisition, les rédactions pourraient en profiter pour reprendre le contrôle de leurs contenus et de leur diffusion.

La Facebook dépendance, cela se soigne !

Et par la même occasion, offrir l’opportunité de se pencher sur leur ligne éditoriale, parfois trop souvent taillée pour l’engagement réseaux, au détriment de la qualité de l’information. Et si finalement, ce coup de massue de Facebook était une bonne nouvelle pour les médias ?

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